OrionM2M

Les erreurs des fabricants d'équipements LoRaWAN et ce que change la technologie BatteryCare

1–2 ans contre 10–15 ans

Le paradoxe du LoRaWAN sur pile

LoRaWAN a été conçu dès l’origine comme une technologie destinée à des équipements à ultra-basse consommation.

Les spécifications officielles et les supports marketing des fabricants de puces radio soulignent qu’une autonomie de 10–15 ans est une durée de vie normale et attendue pour un nœud fonctionnant sur une pile au lithium.

Dans des conditions idéales, c’est effectivement le cas :

  • longues périodes de veille (mode sommeil),

  • émissions peu fréquentes,

  • modulation économe en énergie,

  • absence de réception active,

  • fuites minimales.

Du point de vue de l’ingénierie, LoRaWAN est tout à fait capable de fonctionner pendant des décennies.

Mais la réalité du marché est tout autre

De nombreux équipements LoRaWAN commerciaux :

  • tombent en panne au bout de 12–24 mois,

  • exigent des remplacements de pile réguliers,

  • fonctionnent de manière instable en hiver,

  • provoquent des tempêtes de join (join storm) massives,

  • dégradent la qualité du réseau,

  • font grimper les coûts d’exploitation.

Les utilisateurs, les municipalités et les entreprises qui déploient des réseaux de centaines ou de milliers d’équipements constatent que le matériel ne tient pas, dans les faits, les promesses de la norme.

Où se cache donc la cause ?

Le paradoxe, c’est que le problème ne vient pas de LoRaWAN en tant que technologie. Ni des piles.

Le problème, c’est la manière dont la plupart des fabricants conçoivent l’alimentation de leurs équipements. Une autonomie de 10–15 ans n’est possible que si le principe suivant est respecté :

  • courants faibles → pile,

  • charges impulsionnelles → tampon,

  • haut rendement → DC/DC,

  • tension stable → aucune réinitialisation.

Or la grande majorité des équipements du marché reposent sur une autre logique :

  • la radio est alimentée directement par la pile,

  • un régulateur LDO à pertes thermiques est utilisé,

  • il n’y a aucun tampon d’énergie,

  • la passivation est considérée comme un « défaut »,

  • la pile fonctionne dans un régime pour lequel elle n’a pas été conçue.

Résultat : des équipements censés durer une décennie atteignent à peine leur deuxième année.

Les erreurs des fabricants d’équipements LoRaWAN

Alimenter la radio directement par la pile

La plupart des équipements LoRaWAN alimentent le module radio directement par une pile Li-SOCl₂, alors que sa chimie est conçue pour des courants faibles de 1–3 mA. Une émission LoRaWAN à 14 dBm exige des pics allant jusqu’à 50–58 mA, soit 15 à 20 fois le courant nominal de la pile. Conséquences :

  • la tension chute instantanément
  • le MCU passe en sous-tension (brownout)
  • l’équipement se réinitialise
  • l’autonomie de la pile diminue
  • le risque de tempêtes de join augmente

Cette architecture réduit à coup sûr la durée de vie de l’équipement à 1–2 ans.

Utiliser un LDO sans tampon d’énergie

Les fabricants utilisent souvent des régulateurs linéaires (LDO), parce qu’ils sont simples et bon marché. Mais un LDO présente deux défauts critiques :

  • Un faible rendement à mesure que la tension baisse

La différence de 3,6 → 3,0 V est perdue en chaleur. Les pertes atteignent 30–40 %, ce qui accélère la décharge de la pile.

  • Aucun tampon pour les pics de charge

Toutes les impulsions radio passent par la pile. Cela entraîne :

  • une passivation croissante,
  • une baisse de la puissance disponible,
  • l’impossibilité de maintenir une liaison montante stable,
  • une dégradation de la chimie de la pile.

L’équipement fonctionne « sur le fil » pratiquement dès le premier jour.

Méconnaître la passivation et les conditions de fonctionnement de la pile

Les piles Li-SOCl₂ possèdent une couche de passivation protectrice qui leur assure une autodécharge ultra-faible. C’est une caractéristique, pas un défaut. Mais les fabricants :

  • tentent de « percer » la passivation
  • recourent à la dépassivation comme palliatif
  • conçoivent des circuits qui tirent de forts courants sur la pile
  • ne prévoient pas de tampon EDLC
  • ignorent la hausse de l’ESR en hiver

Résultat : la pile fonctionne en dehors de sa zone optimale, dans un régime pour lequel elle n’a pas été conçue. Cela conduit à :

  • une dégradation rapide,
  • des pannes en hiver,
  • des réinitialisations,
  • des tempêtes de join,
  • une mort prématurée de l’équipement.

La principale erreur du marché consiste à vouloir alimenter un module radio LoRaWAN moderne directement par un élément Li-SOCl₂, sans tampon et sans convertisseur DC/DC. Cette architecture est techniquement incompatible avec les exigences de LoRaWAN.

Profils de décharge typiques d’un élément de pile à +20 °C : tension de l’élément en fonction de la capacité déchargée sous différentes charges.

Pourquoi les équipements concurrents ne durent que 1–2 ans

Sous-tension, réinitialisations et impossibilité d’envoyer un paquet

Dans les équipements concurrents, la radio est alimentée directement par la pile. Au démarrage d’une émission LoRaWAN :

  • le SX1276/SX1262 a besoin de 50–58 mA,
  • la pile ne peut fournir que 1–3 mA,
  • la tension chute brutalement,
  • le MCU passe en sous-tension,
  • l’équipement se réinitialise.

Après la réinitialisation, il tente de renvoyer les données et perd de nouveau l’alimentation. Ce cycle peut se répéter des dizaines, voire des centaines de fois par jour. Cela conduit à :

  • un fonctionnement incorrect,
  • une décharge incontrôlée de la pile,
  • une usure rapide de l’élément,
  • une dégradation supplémentaire de la liaison radio.

En pratique, l’équipement commence à « se tuer » lui-même.

Tempêtes de join et pollution du réseau LoRaWAN

Chaque réinitialisation entraîne une nouvelle tentative de connexion au réseau (Join Request). Mais l’équipement repasse en sous-tension avant d’avoir reçu le Join Accept. Il en résulte une tempête de join : un flux incontrôlé de requêtes sur les ondes. Cela provoque :

  • une saturation du canal,
  • des collisions à la réception,
  • une baisse de la qualité du réseau pour tous les équipements alentour,
  • davantage de messages perdus,
  • une portée et une stabilité réduites.

La tempête de join est l’un des scénarios les plus destructeurs pour une infrastructure LoRaWAN. Et les équipements dont l’alimentation est mal conçue la déclenchent automatiquement, sans aucune intervention de l’utilisateur.

Hausse de l’ESR en hiver et dégradation accélérée de la pile

Quand la température baisse, la résistance interne de la Li-SOCl₂ augmente :

  • x5 à −20 °C
  • x10 à −40 °C

Cela signifie que :

  • la pile ne fournit presque plus de courant,
  • l’émission radio (TX) devient impossible,
  • parfois même la réception LoRaWAN devient impossible,
  • l’équipement tombe entièrement dans des cycles de sous-tension.

Chacun de ces cycles :

  • décharge encore la pile,
  • renforce la passivation,
  • augmente encore l’ESR,
  • accélère la dégradation chimique.

Au bout du compte, une capacité de 2400–2700 mAh se réduit à 200–400 mAh de capacité utile : l’équipement survit 1–2 ans, parfois moins.

Les équipements concurrents ne tombent pas en panne parce que « LoRaWAN consomme beaucoup » ou que « les piles sont mauvaises ». Ils meurent parce que la pile fonctionne dans un régime pour lequel elle n’est physiquement pas conçue et que le module radio ne reçoit pas une alimentation stable. Résultat : sous-tension → tempête de join → dégradation de la pile → panne au bout de 12–24 mois.

Schéma fonctionnel d’un équipement LoRaWAN typique du marché : une pile Li-SOCl₂ alimente un régulateur linéaire LDO, qui alimente le microcontrôleur (MCU) et le module radio SX1272/76.

Architecture des équipements LoRaWAN typiques du marché : pile (Li-SOCl₂) → régulateur linéaire (LDO) → microcontrôleur (MCU) et module radio (SX1272/76)

Pourquoi une pile remplaçable est une fausse solution

Remplacer la pile coûte plus cher que l’équipement lui-même

En conditions réelles, un remplacement de pile implique :

  • le déplacement d’un technicien,
  • l’accès au site,
  • l’ouverture du boîtier,
  • la pose d’une pile neuve,
  • la fermeture du boîtier,
  • la vérification de la communication et la remise en service.

Une telle opération coûte souvent 40–100 % du prix de l’équipement complet. Pour des projets de centaines ou de milliers de capteurs, cela se traduit par des coûts d’exploitation énormes.

Remplacer la pile ne supprime pas la cause de la décharge rapide

« La pile se décharge vite → rendons-la remplaçable. »

Mais le problème ne vient pas de la pile. Le problème, c’est que :

  • la radio est alimentée directement par la Li-SOCl₂,
  • il n’y a aucun tampon d’énergie (EDLC),
  • un régulateur LDO à pertes thermiques est utilisé,
  • la pile subit des courants de crête des dizaines de fois supérieurs à la normale.

Autrement dit, dans ces équipements, la pile travaille dès le départ dans des conditions incompatibles avec sa chimie. La remplacer ne fait que relancer le même cycle destructeur.

Les piles remplaçables accélèrent la dégradation du réseau

Après un remplacement de pile, l’équipement :

  • se reconnecte au réseau,
  • peut fonctionner de manière instable jusqu’à son étalonnage,
  • tombe parfois dans des réinitialisations répétées sur sous-tension,
  • génère des paquets de join supplémentaires.

Dans les grands réseaux, cela peut entraîner :

  • une saturation locale du canal,
  • une baisse de la qualité du réseau,
  • la perte de messages d’autres nœuds.

Une pile remplaçable est donc aussi une source d’instabilité du réseau.

Oscillogramme de réinitialisations cycliques d’un équipement : tension d’alimentation et courant en fonction du temps, avec des mesures entre les marqueurs.

Réinitialisations cycliques toutes les 2,35 s à la mise en marche de l’émetteur : la tension d’alimentation chute à 2,2 V et déclenche le BOR. La cause en est le régulateur linéaire : la chute de tension à ses bornes abaisse la tension du MCU jusqu’au seuil du BOR pendant l’émission.

Une pile remplaçable va à l’encontre de l’idée même de l’IoT

LoRaWAN a été pensé comme une technologie :

  • sans maintenance,
  • sans déplacement sur site,
  • sans remplacement de pile,
  • avec 10–15 ans d’autonomie.

Si un équipement exige une maintenance régulière, ce n’est plus vraiment un équipement IoT, mais un terminal qui nécessite un cycle d’entretien annuel.

Bon marché pour le fabricant, coûteux pour le client

Pour le fabricant, une pile remplaçable, c’est :

  • simple,
  • bon marché,
  • rapide.

Mais pour le client, cela signifie :

  • des coûts annuels,
  • une exploitation plus complexe,
  • une logistique des piles,
  • des déplacements du personnel sur les sites,
  • un risque d’erreur humaine,
  • aucune prévisibilité.

C’est un cas classique où les économies réalisées à la production se transforment en coûts importants sur le cycle de vie du système.

Une pile remplaçable ne résout pas le problème de fond, qui est une mauvaise architecture d’alimentation. Tant que les pics de courant passent par la pile, l’équipement tombera en panne en 1–2 ans, que l’élément soit remplaçable ou non.

La technologie BatteryCare

La technologie BatteryCare est une architecture d’alimentation conçue pour éliminer les causes profondes de la dégradation précoce des équipements LoRaWAN. Elle repose sur la séparation des fonctions de la pile et de la source d’alimentation impulsionnelle, sur un convertisseur DC/DC à haut rendement et sur la gestion de l’alimentation au niveau du microcontrôleur.

Séparation des courants faibles et impulsionnels

Dans les équipements OrionM2M, la pile ne fournit jamais de courants élevés. Sa seule tâche est de fournir un courant faible et régulier de 1–3 mA, ce qui correspond au régime de fonctionnement naturel de la chimie Li-SOCl₂. L’architecture d’alimentation se présente ainsi :

  • Pile → fonctionne dans un régime stable à faible courant
  • EDLC (supercondensateur) → fournit tous les pics de 40 à 150 mA
  • Le module radio est alimenté sans chute de tension, même par températures négatives

Cela élimine complètement les chutes de tension, les réinitialisations et la dégradation prématurée de la pile.

Convertisseur DC/DC à haut rendement avec contrôle du courant

BatteryCare utilise un régulateur à découpage de la famille TPS6274x, qui :

  • offre un rendement allant jusqu’à 94 %,
  • réduit les pertes thermiques presque à zéro par rapport à un LDO,
  • limite le courant de charge de l’EDLC à un niveau sûr,
  • fournit une tension stable de 1,8–3,3 V selon le mode de fonctionnement.

La différence clé :

  • la pile n’alimente PAS la radio pendant l’émission (TX)
  • la pile se contente de charger l’EDLC à faible courant
  • l’EDLC absorbe la totalité du pic

La cause même des cycles de sous-tension est ainsi supprimée.

Alimentation pilotée et protection de la passivation

Le microcontrôleur pilote le niveau d’alimentation via VSEL :

  • 1,8 V : sommeil profond
  • 2,3–2,5 V : mesures, capteurs
  • 3,0–3,3 V : émission LoRaWAN

Ce que cela apporte :

  • une consommation moyenne minimale,
  • aucune perte thermique,
  • un comportement prévisible à −40 °C,
  • une pile qui fonctionne toujours dans sa zone optimale,
  • une passivation qui devient un atout plutôt qu’un problème.

Résultat, les équipements :

  • fonctionnent de manière stable pendant des années,
  • n’ont besoin d’aucune dépassivation,
  • ne créent pas de tempêtes de join,
  • ne se dégradent pas prématurément.

BatteryCare est la seule architecture qui isole complètement la pile des charges impulsionnelles. C’est précisément ce qui rend possible une autonomie réelle de 10–15 ans pour les équipements LoRaWAN.

Oscillogramme du courant de la pile pendant la charge du condensateur tampon à la première mise sous tension.

Charge unique du condensateur tampon à la première mise sous tension. Courant de crête : 4,75 mA

Pourquoi « un EDLC en parallèle avec la pile » est une erreur

Lorsque le marché a commencé à comprendre que les piles Li-SOCl₂ supportent mal les courants impulsionnels du module radio, l’étape logique a été d’ajouter un supercondensateur (EDLC). Certains fabricants ont effectivement opté pour l’EDLC, mais en commettant une erreur critique : ils l’ont simplement branché en parallèle avec la pile. Résultat, un tel circuit :

  • ne résout fondamentalement rien,
  • et, dans certains cas, aggrave même la situation.

La pile doit toujours charger l’EDLC avec un courant de crête

Si le supercondensateur est placé directement sur la pile :

  • à la mise sous tension de l’équipement ou après une émission, il est déchargé,
  • il cherche à se charger le plus vite possible jusqu’à la tension de la pile,
  • le courant de charge n’est limité que par la résistance interne de la pile et du câblage.

Pour une Li-SOCl₂, cela signifie que :

  • la pile doit de nouveau fournir des dizaines de milliampères,
  • le même régime impulsionnel que l’on voulait éviter revient,
  • des chutes de tension se produisent,
  • le MCU passe en sous-tension,
  • l’équipement se réinitialise.

Autrement dit :

C’est comme si l’on avait ajouté un EDLC, mais le courant de crête passe toujours par la pile, simplement non plus pendant l’émission (TX), mais pendant la charge du supercondensateur.

Du point de vue de la pile, rien n’a été allégé.

La sous-tension n’a pas disparu : elle s’est seulement déplacée dans le temps

Dans une architecture correcte, l’EDLC doit :

  • se charger lentement, avec un courant limité,
  • et se décharger rapidement, en fournissant le pic à la radio.

Dans le circuit « EDLC en parallèle avec la pile », c’est l’inverse qui se produit :

  • charge de l’EDLC → rapide
  • courant → élevé
  • la pile « s’effondre » précisément au moment de la charge

Résultat :

  • l’équipement peut perdre l’alimentation non pas pendant l’émission,
  • mais juste après, ou au réveil suivant,
  • ce qui rend son comportement encore moins prévisible.

En réalité, la sous-tension n’est pas éliminée : elle est simplement déplacée à un autre moment du scénario de fonctionnement.

Un supercondensateur ajoute des pertes parasites et des fuites

Un EDLC n’est pas un stockage d’énergie idéal. Il présente :

  • un courant de fuite,
  • une autodécharge,
  • une dépendance à la température.

S’il est branché directement sur la pile :

  • la pile recharge en permanence l’EDLC,
  • même quand la radio est silencieuse,
  • des pertes permanentes supplémentaires apparaissent.

Autrement dit :

Au lieu d’économiser la pile, nous avons ajouté un chemin de décharge caché et permanent.

La tension de l’élément sort de la plage de fonctionnement

En branchement parallèle direct : la tension aux bornes de l’EDLC et de la pile est la même, la charge et la décharge provoquent des sauts brusques, le module radio et le MCU peuvent subir des transitoires non linéaires.

S’il n’y a ni DC/DC ni limiteur de courant :

  • la tension peut fluctuer pendant la charge de l’EDLC,
  • cela entraîne des erreurs logiques,
  • un fonctionnement instable de la radio,
  • des pannes en partie « aléatoires ».

Pour une Li-SOCl₂, ce scénario est encore plus destructeur

La Li-SOCl₂ présente :

  • une énergie élevée,
  • une faible autodécharge,
  • mais une plage de courant strictement limitée.

Quand un EDLC est branché en parallèle sans limitation de courant :

  • la pile est constamment « secouée » par les impulsions de charge,
  • la passivation se comporte de manière instable,
  • l’ESR augmente,
  • la capacité chute encore plus vite.

Autrement dit :

En voulant « améliorer » l’alimentation avec un EDLC branché en parallèle, ces équipements précipitent en réalité la mort de la pile.

La tempête de join ne disparaît pas

Notre objectif principal est de nous débarrasser des tempêtes de join et des réinitialisations. Quand l’EDLC fonctionne mal :

  • l’équipement perd toujours périodiquement l’alimentation,
  • il n’arrive toujours pas à mener à bien la procédure de join,
  • il inonde toujours le réseau de Join Request à n’en plus finir.

Ainsi, du point de vue du réseau LoRaWAN :

  • un équipement avec un EDLC en parallèle avec la pile se comporte presque aussi mal qu’un équipement sans EDLC,
  • pour l’opérateur du réseau et pour le client, il n’y a aucune différence : le réseau est pollué et l’équipement est instable.

Comment faire vraiment

L’architecture correcte :

  • pile → via un DC/DC à courant limité → charge l’EDLC avec de faibles courants,
  • EDLC → un tampon local qui fournit toutes les impulsions TX/RX,
  • la radio et le MCU sont alimentés par une tension régulée, et non directement par la pile.

Dans ce cas :

  • la pile ne voit jamais de pics de 40–150 mA,
  • l’EDLC ne la décharge pas directement,
  • il n’y a pas de chutes de tension brusques,
  • pas de sous-tension,
  • pas de tempêtes de join,
  • la pile dure 10–15 ans, comme prévu.

Il ne suffit pas d’ajouter un EDLC. Si le supercondensateur est branché en parallèle avec la pile sans limitation de courant et sans DC/DC, il ne résout pas le problème : il le déplace ailleurs et accélère la dégradation de la Li-SOCl₂.

Circuit BatteryCare : la pile Li-SOCl₂ charge l’EDLC via un TPS62740 et une résistance ; l’EDLC alimente le MCU et le module radio SX1272/76 ; le MCU règle le mode par la ligne VSEL.

Architecture d’alimentation BatteryCare : pile (Li-SOCl₂) → TPS62740 → résistance → EDLC → microcontrôleur (MCU) et module radio (SX1272/76) ; le MCU pilote le TPS62740 par la ligne VSEL

L’architecture d’alimentation OrionM2M avec la technologie BatteryCare

Une autonomie réelle de 10–15 ans

La technologie BatteryCare permet aux équipements LoRaWAN OrionM2M de fonctionner pendant des décennies, non pas grâce à des « piles améliorées », mais grâce à une architecture d’alimentation bien conçue, dans laquelle chaque composant joue son rôle optimal. La longévité réelle résulte de la combinaison de trois facteurs :

  • la pile n’est pas exposée aux charges impulsionnelles,
  • la radio fonctionne avec une alimentation stable,
  • les pertes d’énergie sont réduites au minimum.

Ni chutes de tension ni réinitialisations

L’équipement ne passe pas en sous-tension, car :

  • les courants de crête proviennent toujours de l’EDLC,
  • la pile ne voit que des courants faibles et réguliers,
  • le DC/DC maintient une tension stable,
  • le MCU et la radio sont alimentés dans une plage maîtrisée de 1,8–3,3 V.

Ce que cela apporte :

  • une liaison montante stable,
  • un fonctionnement prévisible à toutes les températures,
  • pas de tempêtes de join,
  • pas de redémarrages cycliques.

Un équipement qui ne se réinitialise pas ne gaspille pas sa pile.

Une consommation minimale grâce à la gestion de l’alimentation

La consommation moyenne est la clé de l’autonomie réelle. BatteryCare assure :

  • une alimentation de 1,8 V en sommeil profond (consommation du MCU réduite)
  • une tension réduite pour les capteurs (optimisation sans perte de précision)
  • 3,0–3,3 V uniquement au moment de l’émission (quand c’est vraiment nécessaire)
  • un rendement DC/DC allant jusqu’à 94 % (pertes thermiques minimales : l’énergie sert au travail utile, et non à chauffer le boîtier)

Ces effets se cumulent et multiplient la durée de vie.

La pile fonctionne dans son régime optimal 100 % du temps

Le plus important : la pile Li-SOCl₂ se comporte comme si elle alimentait un microcontrôleur sans module radio : avec un courant régulier, faible et stable de 1–3 mA. La pile n’a pas à :

  • fournir 50–150 mA,
  • se décharger en régime impulsionnel,
  • laisser la tension chuter,
  • détruire sa couche de passivation,
  • accélérer la hausse de l’ESR.

Dans ces conditions, les piles :

  • fonctionnent comme dans les appareils de comptage,
  • conservent leur capacité pendant des décennies,
  • perdent moins de 1 % par an,
  • ne nécessitent aucune maintenance.

Autrement dit, la durée de vie prévue par le fabricant de la pile (10–15 ans) est enfin pleinement atteinte.

BatteryCare n’est pas une « optimisation », mais la suppression du conflit fondamental entre les piles Li-SOCl₂ et la radio LoRaWAN.

Dès que la pile ne voit plus de courants impulsionnels, les équipements fonctionnent de manière stable pendant 10–15 ans sans maintenance, même à −40 °C.

Un effet supplémentaire : zéro coût d’exploitation

La longévité n’est pas qu’une affaire d’énergie, c’est aussi une affaire d’économie :

  • aucun remplacement de pile,
  • aucun déplacement sur site,
  • aucun démontage,
  • aucune remise en service,
  • aucune panne du réseau,
  • aucune dégradation de l’infrastructure LoRaWAN.

Le TCO total de ces équipements est 3 à 7 fois inférieur à celui des équipements concurrents.

Oscillogramme d’une émission unique : courant tiré de la pile.

Vue agrandie d’une émission. Courant maximal de la pile : 0,647 µA. Le cercle bleu marque l’émission elle-même ; la flèche marque l’ouverture des fenêtres RX.

Conclusion

Le fait que de nombreux équipements LoRaWAN ne durent que 1–2 ans n’a rien à voir avec la qualité des piles, les particularités de la norme ou des erreurs d’exploitation. La racine du problème est une mauvaise architecture d’alimentation, dans laquelle la pile Li-SOCl₂ est contrainte de fonctionner en régime impulsionnel, pour lequel elle n’est physiquement pas conçue. C’est ce qui provoque les chutes de tension, les réinitialisations, les tempêtes de join, la hausse rapide de l’ESR et la dégradation prématurée. La technologie BatteryCare élimine ce conflit au niveau de la conception du circuit. La pile ne fonctionne que dans la zone des courants faibles, l’EDLC absorbe toutes les impulsions, et un convertisseur DC/DC à haut rendement fournit une alimentation stable au module radio et au microcontrôleur. Cette approche élimine la sous-tension, prévient les tempêtes de join, préserve la chimie de la pile et garantit un fonctionnement prévisible de l’équipement même à −40 °C.

Le résultat est un équipement LoRaWAN qui tient réellement les promesses de la norme : 10–15 ans d’autonomie sans maintenance, sans remplacement de pile, sans pannes et sans coûts d’exploitation cachés. BatteryCare n’est pas une amélioration du circuit classique, mais une nouvelle architecture d’alimentation qui rend à LoRaWAN sa véritable vocation : créer des équipements sur pile fiables, stables et réellement autonomes.

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